lundi 9 janvier 2012

Besoins nutritionnels du chien âgé

Il est capital pour la santé du chien d’adapter le régime à ses besoins qui changent, en prenant en compte deux aspects essentiels : la baisse de l’activité physique et la baisse générale du métabolisme. La réduction de la ration énergétique est indispensable pour éviter que le chien ne transforme l’excès calorique en graisse et ne devienne obèse.

Les protéines

Les besoins protéiques du chien âgé sont plus élevés que chez le jeune, car l’entretien des tissus vieillissants est plus difficile ; toutefois, un apport protéique trop important augmente le risque de fatigue de la fonction rénale. La dégradation de ces nutriments fatigue en effet les reins ; concernant le choix des protéines, on veillera donc à ce qu’elles soient de bonne qualité et hautement digestibles, en choisissant de très bonnes sources : viande blanche, foie, oeuf (ou mieux et plus simple : premium). Un régime modérément protidique est le meilleur système afin d’éviter les risques de déséquilibre et de carence du régime hypoprotidique.

La dégradation des protéines entraîne la fabrication d’un produit toxique : l’urée. En temps normal, ce produit filtré par les reins est éliminé dans l’urine et seule une très faible proportion passe dans le sang. Chez le chien âgé, les reins n’assurent plus de façon aussi performante qu’avant cette fonction de filtration.

Une quantité trop importante d’urée passe alors dans le sang, entraînant des vomissements et une augmentation de la soif. Une des mesures de prévention des crises d’urée consiste à limiter l’apport en protéines chez le vieux chien. Outre les crises d’urée, on peut craindre des problèmes d’assimilation hépatique et pancréatique entraînant des diarrhées fréquentes. Une prise de sang à partir de 8 ans permettra d’évaluer l’état de santé du vieux chien et d’adapter son alimentation.

Les matières grasses

Un apport restreint en graisses pourrait être intéressant chez les chiens d’âge moyen pour prévenir l’apparition de l’obésité. Le vieillissement normal est en effet associé à une perte de la masse musculaire et une augmentation de quantité de graisse, même si le poids corporel demeure constant. Chez le chien jeune adulte, la graisse représente 15-20 % du poids total ; elle augmente jusqu’à 25-30 % autour de 8-10 ans.

Les dégénérescences articulaires sont fréquentes chez le vieux chien et peuvent être la conséquence d’une surcharge pondérale. Il est donc très important de surveiller la courbe de poids et d’éviter l’apparition d’obésité. Dans le domaine de l’alimentation, cela signifie qu’il faut trouver l’équilibre entre la prévention de l’obésité et l’apport suffisant d’énergie.

Un animal âgé ne dépense plus autant d’énergie qu’auparavant, sa ration doit donc être moins énergétique, et pour cela il faut diminuer les lipides. On considère que l’aliment doit contenir de 10 à 20 % de graisses par rapport à la matière sèche. Comme les protéines, ces lipides devront être très digestibles.

Les vitamines et oligoéléments

L’appétit plus faible du chien et la moindre quantité de nutriments ingérés risque d’entraîner des carences vitaminiques ; il faut donc donner un apport de vitamines spécifiques A, B1, B6, B12 et E.

Attention au zinc ! Une carence en zinc diminue la multiplication des lymphocytes T (importants dans le système immunitaire), altère l’activité des neutrophiles, perturbe le métabolisme cutané et augmente la mortalité en cas d’infection virale ou bactérienne.

Les taux sanguins de zinc et de cuivre commencent à diminuer chez les chiens au-delà de 7 ans et demi, une variation de 20 % pouvant être observée. Il est donc important de supplémenter en zinc l’alimentation des vieux chiens.

La prise quotidienne de zinc pour un chien âgé peut être augmentée sans aucun effet toxique jusqu’à 2-3 mg/kg, alors qu’elle est de 1 mg/kg pour les sujets jeunes. Il n’y a pas, par ailleurs, de besoins particuliers en calcium et vitamine D3 chez le vieux chien.

Un aliment d’entretien adulte, correctement équilibré et présentant un rapport phosphocalcique correct apporte les quantités adaptées à un chien âgé. La consommation de sel doit, elle, être réduite, car il favorise les pathologies cardiaques.

Les fibres

Le temps de transit intestinal est en général allongé chez les animaux âgés ; la constipation peut entraîner une plus grande absorption de toxines. En augmentant la teneur en fibres de la nourriture, on peut améliorer le transit. Cela aura de plus l’avantage de lui procurer un sentiment de satiété en dépit d’une ration plus « légère ».

Offre partenaire

BON PLAN : Vous recherchez des accessoires et croquettes à prix cassé ? Découvrez les offres de notre partenaire !

Besoins nutritionnels du chien adulte

Deux paramètres influent sur la qualité et la quantité de l’aliment dont le chien a besoin : sa race et son activité.

Chez tous les animaux vivants, les dépenses énergétiques représentent la somme de trois composants : le métabolisme de base, soit l’énergie libérée par un sujet inactif à jeun ; la thermogenèse, soit l’énergie produite par ce sujet pour maintenir sa température ; et son activité physique, qui réclame plus ou moins d’énergie. Chacun de ces composants dépend d’un ou de plusieurs facteurs.

Le métabolisme de base dépend du poids de l’animal considéré, ou plus précisément de la proportion de la masse maigre de cet animal. Les dépenses énergétiques liées à la thermogenèse sont fonction de la température ambiante dans laquelle l’animal vit. L’énergie nécessaire à l’activité dépendra de la durée et de l’intensité de l’exercice auquel est soumis l’animal.

Régime en fonction de la race du chien

La race n’influence pas directement les besoins nutritionnels du chien ; il s’agit plutôt de sa surface corporelle. Les petites races ont une surface corporelle par kilo de poids vif supérieure à celle des grandes races ; donc leurs besoins énergétiques rapportés au kilo sont supérieurs à ceux des grands chiens.

Deux chiens de races différentes mais de même poids peuvent avoir des besoins énergétiques différents si le rapport du tissu maigre sur le tissu gras est différent. Le métabolisme de base du tissu musculaire est bien supérieur à celui du tissu adipeux. Pour illustration, cela signifie qu’un Dogue allemand, par exemple, a un métabolisme de base plus élevé que celui d’un Terre-Neuve.

Régime en fonction de l’activité du chien

Le régime doit être adapté à l’activité du chien de chasse pendant, mais aussi avant la chasse. Le chien parcourt presque dix fois plus de terrain que son maître. Le travail musculaire et les modifications physiologiques de l’effort augmentent les besoins de l’animal. Le chien de chasse est assimilé à un coureur de fond.

Le cas des chiens participant à des field-trials est différent. Ce sont avant tout des coureurs de vitesse. L’effort est intense durant une très courte durée. Les lipides sont le carburant énergétique majeur nécessaire au travail musculaire.

Les besoins du chien de chasse sont multipliés par deux ou trois durant les périodes de chasse. Il faudra donc donner des rations hautement énergétiques pour couvrir les besoins, sans augmenter de façon considérable la quantité de nourriture. On utilisera de préférence des lipides qui accroissent, en plus de l’énergie, la digestibilité de la ration.

Le taux de protéines de l’alimentation du chien de chasse doit être de 35 % de la matière sèche. Il faut 2,5 % de calcium, 0,15 % de magnésium et 1 % de phosphore. On veillera à doubler les apports de vitamines A, D, K et à tripler ceux des vitamines B1, B2, B6, B12 et choline. Des aliments complets pour chiens sportifs peuvent être utilisés, mais il faut vérifier qu’ils comportent bien 30 % de protéines, 20 % de lipides, 9 % de minéraux et un taux de cellulose faible.

L’alimentation doit être équilibrée, mais surtout elle doit être parfaitement assimilée par l’organisme pour être efficace. Les premiums pour chiens sportifs sont très bien adaptés à la situation.

Le régime du chien très sportif est à moduler selon l’activité et l’intensité de l’effort  fourni, notamment chez les animaux accomplissant des performances importantes (chiens de traîneau…).

Besoins nutritionnels de la chienne en gestation et lactation

La modification du régime alimentaire de la chienne en gestation n’est pas obligatoire pendant les premières semaines. Les besoins de la mère augmentent surtout pendant le dernier tiers de la gestation. Le fœtus a alors une croissance rapide.

En fin de gestation, la chienne affiche un gain de poids de 15 à 25 %. Les deux dernières semaines nécessitent donc un enrichissement de la ration correspondant au fort accroissement des besoins, de l’ordre de 15 à 25 %. La simple augmentation quantitative peut cependant poser un problème, puisque la chienne ne dispose plus alors d’un grand volume digestif, l’utérus gravide occupant une grande place dans l’abdomen. Il est donc préférable de donner un aliment qualitativement plus riche, réparti en plusieurs petits repas.

À partir de la cinquième semaine, il faut augmenter le repas de 10 % de sa valeur par semaine. Le fœtus a besoin, pour se développer, d’eau et de protéines. Cela guidera les apports supplémentaires administrés à la femelle.

En fin de gestation, les besoins en protéines de la femelle sont quatre fois plus élevés qu’en temps normal. Les rations doivent avoir un taux de protéines d’au moins 30 % de la matière sèche. Les éléments riches en protéines sont les œufs, le foie, les produits laitiers. Les besoins en minéraux sont également augmentés.

La chienne en lactation

La production de lait demande une ration énergétique importante, et surtout un apport en calcium pour prévenir les crises de tétanie (symptômes : la chienne se raidit et respire très rapidement. Elle peut mourir si une injection de calcium n’est pas pratiquée rapidement). La lactation est maximale de la troisième à la cinquième semaine suivant la mise bas, puis diminue pour s’arrêter au moment du sevrage, quand les chiots ont environ 7 semaines.

Lors du pic de lactation, les besoins énergétiques de la chienne sont quatre fois supérieurs à la normale, les besoins en protéines six fois supérieurs. Les apports en phosphore et en calcium doivent être multipliés par trois de la troisième à la cinquième semaine. Il faut apporter trois fois plus d’énergie, six fois plus de protéines, trois fois plus de minéraux.

Besoins nutritionnels du chiot nouveau-né

La tétée du chiot nouveau-né s’effectue au départ sept ou huit fois par jour. Les chiots rampent en balançant la tête jusqu’à la mamelle. Dès qu’il a touché la mère, le petit enfouit son museau dans le pelage et cherche la mamelle. Toute la portée tète en même temps. Pour permettre l’écoulement du lait, le chiot pousse sur la mamelle avec le museau en exerçant en alternance des mouvements de pression avec ses pattes antérieures sur le ventre de la mère.

L’allaitement, qui est déclenché par la mère dans les premiers instants, est ensuite géré par les chiots dès l’âge de 20 jours. La mère quitte le nid de plus en plus souvent. À partir de 4 semaines, les chiots mordillent la babine de la mère pour induire la régurgitation de la nourriture qu’elle a déjà mâchée. Ce réflexe disparaît chez les chiennes domestiques, seul reste le mordillement de la part des chiots.

Après la tétée, la chienne retourne les chiots sur le ventre et lèche la région périnéale pour déclencher la miction et la défécation. La mère absorbe les déjections et toilette ensuite ses chiots. L’élimination chez les chiots dans la première période est donc un acte réflexe.

Les chiots deviennent de plus en plus autonomes. Vers 3 semaines, le chiot sort du nid, puis à 5 semaines, une aire de déjection est déterminée dans laquelle les chiots font tous leurs besoins. La chienne va rapidement apprendre au chiot à se procurer de la nourriture. Il est certain que la domestication a rendu cet enseignement moins utile que dans la nature mais il reste des « séquelles », comme le mordillement par les chiots des babines de leur mère expliqué plus haut.

La mère est donc un élément indispensable pour que le petit puisse apprendre à affronter la vie. Les chiots qui sont restés en portée unie jusqu’au sevrage sont plus équilibrés qu’un animal élevé seul.

Le sevrage intervient lorsque les jeunes ont atteint un âge où ils peuvent se débrouiller tous seuls (vers 6 semaines). A ce moment là, il faudra passer à la nourriture pour chiot. La chienne se détache alors peu à peu de ses chiots. Les tétées se font de plus en plus rares, pour finir par cesser complètement. La mère empêche alors ses petits d’accéder aux tétines. Le sevrage constitue donc la fin des relations mère-chiot.

La prise pondérale des chiots

Pour s'assurer du bon développement des chiots, c'est-à-dire de l'efficacité de l'allaitement maternel, il faut peser soigneusement le chiot tous les jours à heure fixe. La prise pondérale quotidienne doit être de :
- 20g pour les petites races
- 50 à 60g pour les races moyennes
- 150 à 160g pour les grandes races

Si le poids reste stationnaire plus de 3 jours, il faut passer en allaitement artificiel.

Le cas du chiot orphelin avant le sevrage

Jusqu’à l’âge de 3 semaines, la chienne assure seule les soins à la portée : « chauffage », hébergement, alimentation… Mais en cas de décès de la mère ou d’incompétence mettant la portée en danger, c’est au maître de prendre le relais.

L’allaitement artificiel

Le lait de chienne n’a pas la même composition que le lait de vache. L’allaitement parfait doit se faire avec un lait que le chiot va digérer correctement et qui couvrira ses besoins nutritionnels. Le choix d’un lait maternisé pour chiot semble être le meilleur : il est très riche en matières grasses, en protéines, et pauvre en lactose. On trouve des préparations déshydratées toutes prêtes en pharmacie ou chez les vétérinaires.

L’allaitement se déroulera dans une ambiance calme, chaude et émotionnelle proche de celle mise en place par la mère avec sa portée. Les chiots tètent leur mère plus de vingt fois par jour, le rythme de l’allaitement sera donc intense. De plus, ils boivent peu à chaque fois, et si vous les gavez ils auront la diarrhée. L’idéal est de diminuer chaque semaine le nombre de tétées par jour. On commence par huit la première semaine, puis sept la semaine suivante… Vous pouvez donner au début une tétée toutes les 2 heures avec une interruption de 23 heures à 6 heures du matin. Les chiots le supportent très bien.

Le lait doit être préparé avec de l’eau bouillie qui est ensuite refroidie. Il faut ensuite le donner à la température corporelle du petit, soit 38 °C. Le plus simple est de le donner au biberon. La tétée ne doit pas durer plus d’un quart d’heure. Les chiots étant très gloutons, imposez-leur des pauses. L’aspect technique n’est pas le plus dur à gérer, il faut aussi se conduire en « mère chien » sans en faire trop !

Les contacts

Le maître doit remplacer la mère en donnant du lait, mais il lui incombe aussi d’assurer certains contacts. Pour cela, vous devrez dans un premier temps réveiller les chiots avant chaque repas, ce que fait la mère. À la fin de la tétée, n’oubliez pas de passer un coton humide sur les parties génitales du chiot afin de stimuler les fonctions excrétrices.

La chaleur fournie par la mère manquant, il faut surtout maintenir les chiots orphelins au chaud. Vous devrez ensuite prendre connaissance des étapes de leur développement pour remplacer l’éducation de la mère jusqu’au sevrage, moment où votre rôle redeviendra celui d’un maître.

Croquettes pour chiot : comment bien les choisir

les croquettes pour chiots un aliment indispensable

L’alimentation du chiot est très importante car elle va conditionner la bonne santé future de votre animal. Ainsi, les croquettes pour chiot est une nourriture pour chiot qui ont été spécialement conçues pour éviter à votre animal des carences qui pourraient entraver son bon développement.

Des croquettes équilibrées

Choisir des croquettes pour nourrir son chiot est particulièrement judicieux. Les croquettes pour chiots, contrairement à une nourriture ménagère, contiennent tous les nutriments nécessaires à la croissance de votre petit compagnon. Grâce aux croquettes, votre chiot évitera les carences.

Les croquettes pour chiots sont en effet spécialement formulées pour combler leurs besoins nutritionnels. Il est important que les croquettes pour chiots soient riches en protéines, en lipides, en calcium et en vitamine D, qui fixe le calcium sur les os. Il faut aussi qu’elles contiennent des minéraux.

Croquettes pour chiots : en fonction de la taille

Les croquettes pour chiots sont désormais pensées en fonction de la race du chien, de son poids mais aussi de sa mâchoire. En effet, les croquettes pour chiots sont de plus petites tailles que celles pour un chien adulte afin de lui permettre une mastication plus facile et naturelle.

Par ailleurs, les Oméga 3, comme pour les chiens adultes, sont importants pour les chiots. Les croquettes Advance Maxi Puppy pour les chiots de grandes races sont riches en acide gras essentiels qui contribuent au bon développement de la vision et du système nerveux central du chiot.

Pour les chiots de grandes tailles, les croquettes Eukanuba puppy sont riches en glucosamine et chondroïtine afin de garantir un bon fonctionnement articulaire à votre compagnon.

N'hésitez pas à demandez conseil à votre vétérinaire. Il vous aidera à bien choisir les croquettes de votre chiot.

L'alimentation pour chiot

alimentation chiot

De la même façon qu'un bébé ne mange pas la même chose que ses parents, un chiot doit bénéificier d'un régime alimentaire spécifique.

Les maîtres doivent donc choisir une alimentation pour chiot spécialement conçue pour les petits chiens. Celle-ci doit prendre en considération si le chiot est de grande ou petite race.

Alimentation pour chiot de grande race

Parallèlement à l’augmentation de la taille d’un chiot, on remarque que :

- la taille des mâchoires et des dents du chien s’accroît considérablement
- la surconsommation énergétique a des effets néfastes sur sa croissance
- le risque de carence en calcium augmente

Par conséquent, la nourriture pour chiot de grande race doit se composer de croquettes adaptées à sa taille, faibles en matières grasses et une concentration en calcium suffisante.

Alimentation pour chiot de petite race

Les chiots de petites races sont très précoces : 8 à 12 mois suffisent pour qu’ils deviennent adultes.

L'alimentation du chiot de petite race doit leur apporter tous les nutriments nécessaires sous une forme concentrée pour permettre leur développement rapide.

Il faut cependant contrôler attentivement la prise de poids en croissance, car ces chiots sont plus prédisposés que les autres à devenir obèses lorsqu’ils sont trop nourris.

Les croquettes pour chiots sont des aliments qui participent à la bonne santé du chien.

L'alimentation selon la taille de la race du chien

Les chiens de grande taille se caractérisent par une croissance très longue et très importante, un tube digestif relativement plus petit que celui des autres chiens, une espérance de vie assez réduite qui implique un vieillissement précoce…

Il faut surveiller le rythme de croissance d’un chiot de grande race pour lutter contre le développement de troubles ostéoarticulaires. Une nourriture pas trop riche en matières grasses, aux rations bien dosées, aide à limiter la prise de poids quotidien. Le taux protéique n’a pas d’influence sur la vitesse de croissance. La supplémentation anarchique en calcium est particulièrement dangereuse chez ces chiots.

Un chien adulte de grande race a une tolérance digestive relativement faible. Il faut lui donner une alimentation très digestible, et suffisamment énergétique pour que les repas ne soient pas trop volumineux. Le choix d’un aliment hautement digestible et dense en énergie permet de prévenir la dilatation-torsion d’estomac.

L’ajout d’antioxydants naturels (vitamines E et C) dans l’alimentation et la diminution de la quantité de phosphore sont les premières mesures à prendre pour aider le chien à aborder la phase de maturité dans les meilleures conditions.

À partir de 6 ans, les grands chiens deviennent plus fragiles. Pour les aider à rester en bonne santé, il faut un régime très appétissant, équilibré, composé d’ingrédients de haute qualité : protéines de lait, d’oeuf et de poisson, huile de bourrache, oligoéléments chélatés, etc.

Une telle orientation permet d’améliorer leur qualité de vie et d’augmenter leur longévité.

Davantage que les autres, les petits chiens ont tendance à être « gâtés » par leurs maîtres, qui prennent vite la mauvaise habitude de les gratifier de leurs restes de table.

Pour décourager ces pratiques, la ration alimentaire servie aux petits chiens doit leur être particulièrement appétissante. Un conditionnement particulier s’impose pour préserver la fraîcheur des produits secs, même si la consommation quotidienne faible (moins de 200 g par jour) oblige à le conserver longtemps.

Une nourriture de haute digestibilité qui minimise le volume des selles et les risques de troubles digestifs est particulièrement indiquée chez les petits chiens, qui sont souvent des animaux citadins.


Spécificités en fonction de la taille du chien

Grandes races :

- Croissance longue (environ 14 mois) > Eviter l'excès de matières grasses
- Risque d'affections articulaires > Eviter l'excès de supplément en calcium
- Tolérance digestive faible > Donner une alimentation très digestible
- Risque de torsion d'estomac > Choisir des aliments très énergétiques pour un volume réduit

Petites races :

- Chiens "difficiles" (déséquilibre alimentataire car les maîtres donnent ce qu'ils aiment, eux) > Donner une alimentation canine très appétissante
- Troubles digestifs fréquents > Préférer des petites présentations, et des aliments très digestibles
- Croissance rapide > Donner une alimentation "concentrée" en éléments de croissance

Croquettes pour chien : comment les choisir

vitamines alimentation

Pour choisir ses croquettes pour chien, il faut prendre en compte plusieurs critères parmi les suivants :

- l’âge du chien
- la taille du chien
- les besoins physiologiques à couvrir

L’âge du chien

On peut distinguer trois étapes : la croissance, l’âge adulte, le stade senior (animal âgé). La croissance est parfois divisée en deux sous-étapes :

- puppy : de très jeune à 6 mois ;
- junior : de 6 mois à l’âge adulte.

Il faut choisir des croquettes pour chiots adaptées. À noter : l’âge adulte est une notion relative qui dépend de la taille du chien adulte : les grandes races ont une croissance plus longue.

La taille du chien

Certaines croquettes pour chien sont conçues pour les chiens de petite taille. D'autres sont spécialement destinées aux chiens robustes qui ont un appétit... vorace !

Les besoins physiologiques à couvrir

Les croquettes pour chien doivent correspondre à une étape de la vie du chien : activité, gestation, croissance… Il faut également prendre en compte le changement d'étape de vie du chien : toutes les races ne grandissent pas à la même vitesse.

Les mots employés pour désigner le chien

Les termes employés peuvent être différents d’un fabricant à l’autre pour identifier une même cible. On peut ainsi rencontrer sur les paquets de croquettes pour chien :

- chiot en croissance : « Puppy », « Puppy mini », « Puppy large », « Junior »
- chienne en gestation ou allaitant : « Actif », « Performance »
- chien adulte : « Adulte », « Maintenance », « Canin Adult », « Canin mini », « Canin large », « Gamme Oral Care Adult »
- chien sportif : « Actif », « Performance »
- chien âgé : « Senior »
- autres : « Light », « Light senior »

Quelques précisions

« Croissance »
Le chiot est considéré en croissance dans une fourchette plus ou moins étendue selon la race à laquelle il appartient :

- 2 à 6 mois chez une petite race
- 2 à 14 mois chez une grande race

« Actif »
Par « chien actif », on entend un chien qui a une activité en plus des promenades régulières de la journée. Ce peut être la chasse, l’agility, la course avec son maître, etc.

« Light »
Ces croquettes pour chien s’adressent surtout au chien obèse, c’est-à-dire au chien qui excède d’au moins 20 % le poids standard de sa race. Les signes d’obésité sont les suivants :

- la graisse touchant les flancs
- la forme du dos, qui présente un aspect de rectangle

« Senior »
Le chien est considéré comme « vieux » à partir de 8 ans chez une grande race, et à partir de l’âge de 10 ans chez une petite race. Le terme « vieux » signifie que le chien a plus de risque de souffrir de pathologies cardiaques, rénales ou hépatiques, dues à un vieillissement des organes.

Comment choisir l'alimentation de son chien ?

La décision de donner telle ou telle alimentation à un chien ne se prend pas à la légère : elle dépend de votre état d’esprit et de votre caractère, de votre disponibilité en termes de temps, de la place libre dans vos placards ou votre réfrigérateur, de votre mode de vie et de vos déplacements, de votre dévouement, parfois du caractère du chien, etc.

Quels sont les critères les plus importants pour vous ?

Selon les propositions que vous retiendrez, voici les aliments vers lesquels vous tourner :
- La facilité de préparation : nourriture industrielle
- La facilité de conservation : croquettes
- Faire plaisir à votre animal : nourriture traditionnelle, ou industrielle humide
- Respecter ses besoins : premiums
- Lui assurer une longévité importante : premiums
- Respecter les doses sans avoir à les calculer : premiums
- Le plaisir de lui préparer un repas : nourriture traditionnelle
- La possibilité d’emporter sa nourriture en voyage : croquettes
- L’absence d’odeur : croquettes

Comparatif des types d'alimentation :

Alimentation traditionnelle Alimentation industrielle
Temps de préparation à prévoir Pas de préparation, donc plus rapide
Plaisir de préparer Moins de plaisir de préparation

Attention à ne pas créer dedéséquilibre dans les proportions viande/riz/légumes

Aliment très équilibré
Ne pas céder aux caprices de son animal (quantité, goût...) Quantité précise à donner
Toujours faire un apport en huile de table : 1 cuillerée à dessert par repas  
Alimentation humide Alimentation sèche
70 à 80% d'eau 15% d'eau
Quantité à donner plus importante Quantité à donner moins importante

Souvent plus appétissante pour le chien

Effet positif contre le tarte du fait de l'action abrasive
Selles plus molles Selles plus consistantes
Convient mieux aux chiens ayant tendance à la constipation  Demande qu'on donne plus à boire en même temps
Conservation de 3 à 4 ans, et 24 heures après ouverture  Conservation plus facile, y compris après ouverture

 

Comment sont fabriqués les aliments pour chien ?

composition aliment

Si vous hésitez à opter pour une alimentation pour chien industrielle parce que vous ignorez tout de sa fabrication, sachez avant tout que les règles d’hygiène et de contrôle sont très strictes, et que les matières premières répondent à des critères de qualité très sévères.

Les matières premières

Pour les matières premières, les fournisseurs doivent scrupuleusement respecter les normes de conformité et d’hygiène définies par le cahier des charges (par exemple, la teneur en protéines et le taux d’humidité pour les céréales). Dès réception dans les usines, des analyses sont effectuées. Si les denrées ne sont pas jugées conformes, elles ne doivent pas refranchir le seuil de l’usine.

Exemples d’analyses : recherche d’aflatoxine, de pesticide (triazine notamment), d’oeufs ou de larves d’insectes (Tribolium), analyse quantitative… Cette dernière est particulièrement importante lors de la réception d’une nouvelle récolte de céréales, car les variations observées par rapport à l’ancienne récolte peuvent amener une légère modification de la formule.

Exemples de paramètres contrôlés sur les céréales destinées à un floconnage :
- odeur
- humidité (par mesure de conductance)
- aspect
- poids spécifique
- pourcentage de grains avariés
- pourcentage de grains cassés

Ces céréales peuvent subir également :
- un nettoyage avant stockage par tamisage avec un aspirateur de poussières ;
- un épierrage : les céréales sont soumises à un mouvement sur un plan incliné avec dépression au-dessus, ce qui permet de séparer les pierres des grains.

La transformation des matières premières

Les matières premières subissent des transformations différentes selon la présentation que l’on souhaite obtenir.

Les croquettes : Elles proviennent d’une cuisson-extrusion qui soumet aux effets conjugués de la pression et de la température (90 à 150 °C) pendant un temps court (20 à 30 secondes) un mélange hydraté de matières premières en farines. Ces différentes actions, associées au malaxage et au cisaillement, cessent brutalement après le passage dans les filières.

La décompression permet l’expansion finale du produit. Les croquettes obtenues sont ensuite séchées et enrobées avec des produits gras pour compléter leur composition et augmenter l’appétence pour compenser la perte des arômes lors de la cuisson.

Tous les amidons ne se comportent pas de la même façon lors de l’extrusion. Un tel procédé exige une parfaite maîtrise de la technologie, souvent compliquée par une grande variabilité des réglages des appareils.

Les flocons : Les céréales subissent une cuisson à la vapeur (60 à 90 44 minutes entre 90 et 110 °C). Les grains gonflés sont ensuite écrasés entre des rouleaux, puis séchés.

Les biscuits : Les matières premières en farines sont préparées au pétrin, puis la pâte est laminée, découpée et cuite dans un four tunnel (10 à 15 minutes à 300 °C environ).

Les granulés : Leur fabrication vient de l’industrie des aliments pour bétail. Les farines sont agglomérées et moulées à la chaleur par des presses à granules. L’échauffement restreint de ces presses (70 à 80 °C pendant quelques secondes) implique une précuisson des céréales. Cette technique ne permet qu’une cuisson insuffisante de l’amidon dans les granulés, qui sont d’ailleurs une forme d’aliment peu utilisée chez le chien. Ce procédé est à proscrire pour la fabrication d’aliments destinés aux carnivores.

Les céréales dites « popées » : Elles subissent une expansion rapide et incontrôlée par éclatement à la chaleur (blé « popé » par exemple).

Les pâtes : Elles sont préparées à partir de semoule de blé dur, triturées sous vide et comprimées par une presse à haute pression. Les pâtes pour chien subissent une cuisson à la vapeur avant d’être moulées et séchées.

Les aliments semi-humides : Ce sont des aliments stabilisés à l’aide de technologies spécifiques (pH, eau libre). Leur fabrication implique souvent la cuisson-extrusion, mais non suivie de séchage. On peut rencontrer des grains de céréales aplatis prégélatinisés ou des fragments de légumes déshydratés mélangés à des flocons et à des croquettes pour constituer des « soupes ».

Les aliments humides : Présentés sous forme de conserves ou de semi-conserves, ils se caractérisent par leur richesse en eau, en protéines et en matières grasses. Ils sont largement composés de produits carnés, mais aussi de levures, de tourteaux, de céréales…

La distribution

Vous trouverez :
- en grande surface, l’alimentation de base et certains premiums
- en animalerie ou jardinerie, les premiums de laboratoires
- chez les vétérinaires, l’alimentation diététique, les premiums de laboratoires, et les produits à objectifs spécifiques

Les aliments « diététiques » ne sont vendus que chez les vétérinaires, puisqu’ils sont destinés à des animaux souffrant d’une pathologie détectée par le vétérinaire. Remarque : certaines marques d’aliments premiums ne sont présentes que dans les animaleries et jardineries.

Lexique de l'alimentation pour chien

Voici un petit lexique qui vous permettra de bien comprendre la nature des produits vendus, leurs composants et les notions inscrites sur les emballages :

Acides aminés : éléments de base permettant la fabrication des protéines par le corps. Il en existe vingt-deux sortes, dont dix doivent être obligatoirement présents dans l’alimentation du chien (onze dans l’alimentation du chat) car il ne les synthétise pas. Les aliments complets sont supplémentés avec des acides aminés afin de ne pas entraîner de manque.

Additif : selon leur nature et l’utilité visée, on distingue plusieurs types d’additifs : les additifs dits « zootechniques » (antibiotiques, coccidiostatiques, facteurs de croissance…), ceux dits « nutritionnels » (vitamines, oligoéléments…), et ceux dits « technologiques » (conservateurs, antioxydants, colorants…).

Aliment à objectif nutritionnel particulier (ou diététique) : ce type d’aliment satisfait des besoins nutritionnels spécifiques.

Aliment complémentaire : il ne s’agit pas d’un aliment susceptible d’assurer seul la ration journalière ; il est prévu pour compléter d’autres aliments.

Aliment complet : aliment suffisant à assurer une ration journalière.

Aliment minéral : aliment constitué principalement de minéraux. Aliment sec : aliment dont la teneur en eau est inférieure à 14 %.

Appétence : aptitude d’un aliment à être volontiers consommé par l’animal. Les fabricants travaillent beaucoup cet aspect, surtout pour les croquettes.

Besoins énergétiques
: quantité de calories nécessaire à l’entretien et aux activités du chien. Les matières grasses sont les composants qui apportent le plus d’énergie. 1 g de matières grasses apporte 9 calories, 1 g de protéines ou de glucides, 4 calories. Les aliments pour régime amaigrissant sont très pauvres en matière grasse.

Cendres brutes : matières minérales ou sels minéraux contenus dans les aliments. Environ 30 % sont assimilés. Plus l’aliment contient de minéraux, moins il est digestible. Les aliments pour animaux à assimilation difficile en contiennent peu.

CMV : complément minéral et vitaminé. C’est une catégorie particulière d’aliment complémentaire, que l’on mélange à l’aliment.

Diététique : ce qualificatif est réservé aux aliments à objectif nutritionnel particulier.

DGCCRF : Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Cette direction, sous la tutelle du ministère des Finances, contrôle et vérifie la conformité des aliments pour animaux à la réglementation.

Énergie métabolisable
: partie de l’énergie brute des aliments effectivement utilisée par l’organisme.

Enzyme digestive : protéine responsable de la digestion d’une molécule particulière. Par exemple, l’enzyme amylase transforme l’amidon en glucose.

Équilibre hydrique : teneur en eau de l’organisme. Suivant l’âge, l’organisme est composé de 70 à 80 % d’eau. En dessous de cette proportion, il peut y avoir déshydratation.

Fibres : glucides non digestibles (exemple : cellulose, pectines…). Les fibres non fermentescibles facilitent le transit intestinal ; les fibres fermentescibles favorisent une bonne flore intestinale, indispensable au bon fonctionnement du gros intestin. Les vieux chiens ont besoin de fibres pour faciliter le transit.

Gain moyen quotidien : poids supplémentaire (en grammes) pris chaque jour par le chiot. Par exemple, un Saint-Bernard prend 200 à 300 g par jour entre 3 et 4 mois.

Glucides digestibles
: ils sont représentés par l’amidon des céréales. Cet amidon doit être bien cuit pour être digéré par l’animal.

Haute digestibilité : qualité de l’aliment qui procure le maximum de profit à l’animal, pour le minimum de déchets. Un aliment haut de gamme à 80 % de digestibilité implique que 80 % de la matière ingérée sera utile à l’organisme et que seuls 20 % seront éliminés par voie naturelle (excréments ou selles, également appelés « fèces »).

Ingrédients
: matières premières entrant dans la fabrication du produit. Chaque ingrédient vise à apporter une ou plusieurs catégories de nutriments.

Lipides : matières grasses d’origine animale ou végétale. Ils ont deux rôles majeurs : apporter des acides gras essentiels, et fournir une source d’énergie sous forme concentrée.

Matière sèche
: pourcentage de la ration donnée au chien, une fois l’humidité contenue dans cette dernière retirée. C’est cette partie sèche qui contient les nutriments nécessaires à l’alimentation de l’animal. Les croquettes contiennent 86 à 92 % de matière sèche ; les conserves, 20 à 30 % de matière sèche.

Métabolisme : ensemble des synthèses (anabolisme) et des dégradations (catabolisme) qui ont lieu dans l’organisme. Exemples : l’anabolisme des protéines désigne la synthèse des protéines à partir des acides aminés ; le catabolisme de l’amidon, la dégradation de l’amidon pour donner du glucose.

Nutriments : éléments unitaires utilisés par l’organisme. Un aliment contient plusieurs ingrédients (viande, céréales…) ; chaque ingrédient est constitué de plusieurs nutriments qui seront séparés dans le système digestif (ils seront digérés). Chaque nutriment a un rôle distinct dans le fonctionnement de l’organisme.

Pepsine : enzyme digestive permettant la transformation des protéines dans l’estomac.

Protéines : assemblage d’acides aminés entrant dans la composition de tous les tissus et des organes (coeur, foie, reins…). Exemples : protéines de boeuf, protéines de volaille, protéines végétales. Les protéines animales sont, en général, les plus digestibles pour les chiens.

Radicaux libres : substances produites naturellement par l’organisme et responsables du vieillissement (oxydation des acides gras insaturés constituant les membranes des cellules).

Sels biliaires : produits par la vésicule biliaire, ces sels permettent d’émulsionner les matières grasses ou lipides afin de faciliter leur digestion.

Stade physiologique : stade de la vie de l’animal déterminé par son âge, son sexe, son mode de vie, son environnement… Exemple : chiot, chienne en lactation, chien de compétition, chien âgé, etc.

Suc gastrique : substance qui digère les protéines. Ce suc est très acide, d’où son rôle d’antiseptique : peu de germes lui résistent, ce qui explique pourquoi le chien peut digérer des charognes, des viandes avariées, boire l’eau croupie des flaques…

Suc pancréatique
: essentiel à la digestion, ce suc dégrade l’amidon et le transforme en vue de la digestion. Il participe aussi à la digestion des lipides et des protéines. L’insuffisance pancréatique peut donc avoir de graves conséquences sur la santé du chien.

Nutriments pour le chien

Voici le rôle et règle des apports en nutriments pour le chien :

Protéines

- Rôle des protéines : fabrication des muscles.
- Cas nécessitant une augmentation en apport en protéines : Chienne en lactation et gestation, Croissance, Chien sportif.
- Cas nécessitant une diminution en apport en protéines : Chien âgé, Chien à problèmes rénaux, Chien suivant un régime amaigrissant.

Lipides

- Rôle des lipides : fabrication de la couche protectrice des muscles.
- Cas nécessitant une augmentation en apport en lipides : Chien sportif.
- Cas nécessitant une diminution en apport en lipides : Chien suivant un régime amaigrissant.

Glucides

- Rôle des glucides : fonctionnement du cerveau et fabrication de l'énergie.
- Cas nécessitant une augmentation en apport en glucides : Chien sportif.
- Cas nécessitant une diminution en apport en glucides : Chien suivant un régime amaigrissant et Chien diabétique.

Vitamines pour le chien

vitamines pour chien

Voici l'action des différentes vitamines sur le chien (leur utilité, excès et carence) :

- Vitamine D (huiles de poissons, de morue notamment)
Elle permet l'assimilation du calcium.
Un excès provoque des problèmes osseux et cardiaques ; une carence en vitamine D entraîne le rachitisme.

- Vitamine A (foie, jaune d'oeufs)
Elle participe à la vision et à la reproduction. Elle augmente aussi la résistance aux maladies infectieuses et parasitaires.
Une carence en vitamine A entraîne une perte d'appétit, un retard de croissance, des problèmes oculaires et de peau.

- Vitamine K (légumes verts)
C'est un élément important de la coagulation.

- Vitamine E (germe de blé)
Son rôle est important pour le fonctionnement musculaire et pour la reproduction. Elle empêche aussi la nécrose hépatique.
Une carence en vitamine E peut entraîner une stérilité, des troubles de la gestation et de la mise bas et des problèmes musculaires.

- Vitamine C (légumes, fruits, persil)
Elle permet la croissance et assure une protection contre les infections.
Un manque de vitamine C entraîne le scorbut.

- Vitamine B1 et Vitamine B6 (levures)
Ce sont les vitamines du système nerveux.
Une carence en vitamine B1 entraîne des pertes d'appétit, des convulsions et des paralysies. Une carence en vitamine B6 peut conduire à des troubles nerveux et des problèmes de peau.

- Vitamine B2 (levures, foie, oeufs, lait)
Elle assure la régulation des graisses.

- Vitamine B12 (foie, viande)
Elle est importante pour la stabilité du sang.
La carence en vitamine B12 entraîne une anémie et des troubles de croissance.

- Biotine (foie, jaune d'oeuf)
Elle entretient la qualité de la peau et du poil.
La carence en biotine provoque des dermatites squameuses avant d'attaquer l'état général.

- Vitamine PP (levures, foie)
Elle participe à l'élaboration de la peau et des systèmes digestif et nerveux.
La carence en vitamine PP entraîne la maladie appelée "black tongue".

Important : En matière de vitamines, il faut respecter les doses : ni trop peu, ni trop. Les produits industriels sont en général bien équilibrés ; on ne donnera donc pas de supplément vitaminique sans l’avis du vétérinaire.

Rôle des nutriments, vitamines, oligoéléments et sels minéraux

L'alimentation des animaux de compagnie est composée de plusieurs éléments essentiels à leur santé. Parmi eux, on distingue les nutriments, les vitamines, les oligoéléments ou encore les sels minéraux qui doivent se trouver dans les aliments pour chiens.

Les protéines

Les protéines peuvent être d’origine animale ou d’origine végétale (graines de légumineuses : tourteau de soja…). Elles ne sont pas toutes équivalentes sur le plan énergétique, ni sur le plan biologique : la valeur biologique des protéines végétales, en particulier, est la moitié de celle des protéines animales.

Les protéines participent à la fabrication des muscles, grâce aux acides aminés fournis par l’alimentation. Les résidus sont éliminés par le rein, qui doit donc fonctionner parfaitement. Un apport trop important de protéines peut fatiguer le rein et entraîner des crises d’urée. Plus les protéines sont de bonne qualité, moins le rein se fatigue.

Les premiums, aliments ciblés en fonction du stade physiologique du chien, vont présenter de grandes variations dans les pourcentages respectifs des protéines et des lipides. Les chiens en ayant le plus besoin sont les chiots en croissance, les chiens sportifs, et les chiennes en gestation. Leurs reins étant en bon état de fonctionnement, un apport plus important en protéines n’a que des effets bénéfiques.

En revanche, les animaux dont les reins sont fatigués doivent avoir un apport réduit en protéines ; c’est le cas des chiens âgés et des chiens souffrant de pathologie rénale.

Les lipides

Les lipides, qui forment la matière grasse, sont nécessaires pour constituer une couche protectrice sur les muscles et fournir de l’énergie. Les chiens sportifs en ont donc davantage besoin que les autres.

Les glucides

Appelés également sucres, ils permettent le fonctionnement du cerveau et produisent l’énergie nécessaire à l’activité physique. On distingue les sucres rapides (bonbons, chocolat, morceaux de sucre) et les sucres lents (féculents). Il ne faut jamais donner de sucres rapides aux chiens.

Les cendres brutes

On désigne sous ce terme les matières minérales ou sels minéraux contenus dans les aliments. Environ 30 % sont assimilés. Plus l’aliment contient de minéraux, moins il est digestible. Les aliments pour animaux à assimilation difficile en contiennent peu.

Les vitamines

Leur liste est indiquée avec leur quantité précisée en milligrammes ou en unités internationales (mg ou UI). Le rôle des vitamines est le même pour toutes les espèces ani- 37 males. Mais leur action est tributaire de la quantité ingérée : une carence, c’est-à-dire un manque de vitamines, entraîne certains symptômes, et un excès en entraîne d’autres. Il est donc très important de comprendre et de respecter le dosage de chaque vitamine et leur rôle.

Les oligoéléments

Comme leur nom l’indique (en grec oligos signifie « petit », « peu nombreux »), les oligoéléments ne sont présents qu’à l’état de traces dans l’organisme ; néanmoins, ils sont essentiels à la bonne santé du chien. Les quantités d’oligoéléments sont exprimées sur les emballages en milligrammes.

Le fer : dans l’organisme, il se trouve essentiellement dans la moelle osseuse, la rate, le foie et les muscles. Il est utile pour lutter contre l’anémie ; c’est aussi un stimulant du cerveau.

Le zinc : il est présent dans le foie et le plasma. Il joue un rôle important dans la stabilité des protéines.

L’iode : cette substance existe dans la thyroïde et joue un rôle très important dans la croissance.

Le sélénium : il est localisé dans les muscles et le foie et joue un rôle dans les fonctions musculaires.

Le cuivre : c’est un stimulant nerveux qui se trouve dans le foie et dans le cerveau.

Le chrome : présent dans le foie, la rate et les os, il participe au métabolisme des glucides, des lipides et des protéines.

Le manganèse : il se trouve dans le foie, les reins et le cerveau. Il a un rôle important dans la formation du squelette et dans celle des organes génitaux, mâles et femelles.

Le cobalt : présent dans les poumons, les reins et le foie, il évite l’anémie.

Le fluor : il se localise dans le foie, les reins, la rate et les os. Il participe à l’élaboration de la dentition.

Les sels minéraux

Le calcium : il assure la formation des os, des dents et participe à l’équilibre nerveux.

Le phosphore : il participe à la minéralisation osseuse avec le calcium et le magnésium.

Le magnésium : il participe à la formation des os et protège contre les infections.

Composition des aliments industriels pour le chien

fabrication aliment

Lorsque vous lisez sur le paquet de croquette pour chien (ou autre aliments pour chien industrielle) la liste des éléments constituant, vous distinguez quatre parties :

- ingrédients
- analyse moyenne
- vitamines
- oligoéléments et sels minéraux

Il convient d’étudier en détail ce que recouvrent ces termes pour comprendre leurs variations (augmentation ou diminution) et l’intérêt que chaque élément présente pour l’équilibre et la santé de votre chien.

Les ingrédients représentent la liste des composants : protéines animales, céréales, gluten, graisses animales, fibres… Les ingrédients peuvent être d’origine végétale ou animale.

Les céréales

Le maïs : il apporte 355 à 365 kcal d’énergie métabolisable et 9 à 11 g de protéines par 100 g. Il contient 4 à 6 % de lipides, riches en acides linoléique et linolénique. De plus, il fournit des minéraux tels que potassium, phosphore, fer, calcium, ainsi que du carotène, du tocophénol, de la thiamine et de la pyridoxine. Il est très utilisé et constitue une source d’amidon intéressante. Il peut s’agir de maïs-grain écrasé et floconné ou bien broyé en farine. Ce grain peut au préalable avoir été débarrassé de son enveloppe et de son germe, ce qui ne laisse que l’amidon. Cet amidon, comme les autres matières premières, subit soit un passage au four, soit une cuisson-extrusion. On extrait également du grain de maïs sa fraction protéique, le gluten, largement employé dans l’industrie comme complément protéique.

Le blé tendre : il est utilisé sous forme de flocons, de farine blutée, de farine basse, de remoulage « demi-blanc », de grains « popés » (soufflés et éclatés), de biscuits, de germes de blé, etc. (l’alimentation traditionnelle l’inclut sous forme de pain). Comme le maïs, le blé apporte essentiellement des glucides sous forme d’amidon.

Le blé dur : il est présent sous forme de pâtes précuites, colorées ou non par de la poudre d’épinards, de carottes ou autres, et incorporées dans des aliments secs multicomposants. Les brisures de riz : elles doivent être très cuites pour que leur amidon devienne digestible. Il s’agit de brisures de riz disponibles seulement dans les circuits d’aliments pour animaux (non vendables telles quelles pour l’alimentation humaine), réduites en poudre et extrudées, donnant du riz « soufflé ».

L’orge et l’avoine : l’orge est riche en cellulose. L’avoine décortiquée a parfois été utilisée, mais elle est jugée trop chère. L’intérêt de ces matières premières est qu’elles apportent des glucides.

Le son : issu de l’enveloppe des grains de céréales, il est riche en phosphore et en hémicellulose. Il accélère la satiété et entraîne une amélioration du transit.

Les légumes

Les légumes, en quantité équilibrée dans la ration, avec des ingrédients apportant protéines et minéraux, sont de bons aliments. Ils sont riches en eau (80 à 95 %). Sur la base de la matière sèche, ils sont riches en glucides (60 à 80 %) et en fibres (7 à 10 %) et 34 pauvres en protéines (8 à 14 %), lipides (1 à 4 %), calcium (0,25 à 0,5 %) et phosphore (0,25 %). Il est donc difficile de préparer un régime équilibré pour chien s’il ne comporte aucun produit d’origine animale.

Les carottes : elles sont riches en substances pectiques, présentent une très bonne digestibilité et, en diminuant l’absorption des glucides, elles diminuent l’hyperglycémie postprandiale. Elles sont utilisées dans l’industrie sous forme déshydratée : en farine, incorporée dans des aliments secs, ou en copeaux déshydratés.

Les légumes verts : tous types de légumes sont utilisés à tort ou à raison dans les rations ménagères en fonction des opportunités. Les petits pois, par exemple, sont plutôt à déconseiller (ils risquent d’entraîner des fermentations et contiennent des substances antinutritionnelles).

Dans l’industrie, les légumes mis en oeuvre consistent en sous-produits de l’alimentation humaine tels que haricots verts, queues de persil, poireaux, etc. Tous ces légumes verts, de par leur richesse en cellulose, augmentent la vitesse du transit et provoquent une certaine adsorption des enzymes digestives. Tout cela contribue à diminuer le coefficient d’utilisation digestive de la ration.

Les pommes de terre : elles sont déconseillées, car leur amidon est très difficile à digérer. Toutefois, elles sont utilisables dans les rations ménagères à condition d’être très cuites, jusqu’à ce qu’elles tombent en purée d’elles-mêmes. Dans l’industrie, elles sont employées sous forme de bouchons, puis broyées en farine ; mais en pratique, elles sont peu utilisées.

Les graines de légumineuses : par leur contenu deux à trois fois plus élevé en azote que celui des céréales, les graines de légumineuses représentent la source la plus importante de protéines végétales. En même temps, elles sont riches en glucides (25 à 55 %), en sels minéraux (potassium, phosphore, magnésium, fer, etc.) et en vitamines du groupe B.

Certaines d’entre elles (soja, arachide) constituent également une source très importante de graisse (20 à 45 %), sont riches en lécithine, en acide linoléique et en tocophénols. Le tourteau de soja est une très bonne source de protéines végétales ; il entre dans la composition de certaines croquettes.

Les tomates : elles sont utilisées déshydratées, en faible quantité, sous forme de poudre. Leur incorporation a davantage pour origine le marketing que la diététique, afin de faire valoir une appellation « à la tomate ».

Autres composants de la nourriture pour chien

Les colorants naturels
Sont employés : poudre de betterave (substitut de l’érythrosine), poudre de céleri, d’épinards, etc.

Les huiles végétales
De nombreuses huiles végétales peuvent être utilisées (tournesol, soja, colza, maïs, pépins de raisin…). Elles apportent de l’énergie, mais aussi et surtout des acides gras essentiels : acides linoléique et linolénique ; en revanche, elles sont dépourvues d’acide arachidonique.

Toutes ces huiles sont facilement oxydables et subissent une stabilisation préalable à leur utilisation. Si l’on donne au chien une alimentation industrielle, on peut néanmoins, pour qu’il ait un beau poil, ajouter une cuiller à dessert d’huile végétale par tasse d’aliment sec, au maximum.

La levure de bière : elle est riche en vitamines du groupe B, notamment B1, B3 et B5, indispensables au bon état des phanères (poils, griffes), mais elle est dépourvue de vitamines liposolubles. Elle est riche en certains acides aminés tels que, notamment, leucine, valine, lysine.

Elle contient en quantité des lécithines, d’où une stimulation du foie et une meilleure assimilation des graisses. Dans l’industrie, elle est incorporée 35 avec les farines, dans le prémélange.

Les oignons : la consommation d’oignons crus (plus de 0,5 % du poids corporel) entraîne la formation d’inclusions éosinophiles dans les érythrocytes, provoquant anémie hémolytique, fièvre et mort.

Cette toxicité est liée à un alcaloïde, le diméthylsulfure- propyldisulfure. Contrairement à certaines idées reçues, l’oignon, pas plus que l’ail, ne saurait éliminer les vers ou les puces. Au mieux, ils rendront l’haleine de l’animal déplaisante ; au pire, ils provoquent une anémie ; ils sont donc à proscrire.

Les pulpes de betterave : elles s’utilisent sous forme déshydratée. Leur faible digestibilité est liée à leur grande richesse en cellulose vraie. Elles stimulent le transit intestinal, mais sont particulièrement fermentescibles, d’où une production d’hydrogène, de gaz carbonique et de méthane. Quelques fabricants d’aliments les emploient.

Panier pour chien

panier pour chien

Le panier pour chien est un accessoire indispensable. Il lui permet de se reposer, de dormir et de refaire le plein d’énergie !

Et en matière de panier pour chien, vous avez le choix ! Des ronds, des carrés, des molletonnés, des tapis, etc. Tous les goûts sont dans le commerce !

Panier pour chien confort

Après une longue promenade en votre compagnie, votre chien appréciera de se coucher dans un panier moelleux et confortable !

Rembourré et muni d’un coussin amovible tout doux, ce genre de corbeille pour chien séduira votre compagnon, d’autant plus si ce dernier n’a pas la permission de monter sur le canapé.

Généralement lavables en machine, ces panier pour chien se transportent aussi très facilement d’une pièce à l’autre.

Ovale ou rond à bords plus ou moins hauts et de tailles différentes, ce panier pour chien confort s’adapte à tous les chiens, petits ou grands !

Panier pour chien type tapis

Quand il fait chaud ou lorsque le chien ne supporte pas d’être emboîté dans un panier à rebord, acheter un panier tapis à son chien est une bonne alternative !

Le panier pour chien de type tapis est très pratique et discret. Facile à déplacer, il isolera le chien du froid peu importe où il se trouve.

Paniez pour chien hygiénique

Pour les maîtres qui apprécient de pouvoir laver souvent le panier de leur chien, les paniers pour chien en plastique sont parfaits.

Il est vrai que les paniers pour chien sont de véritables nids à acariens et parasites. Choisir un panier en plastique vous permet d’éviter l’invasion des saletés.

Bon point pour les paniers pour chiens en plastique : ils sont de plus en plus esthétiques !
 


 

Pour plus de confort on pourra installer une couverture ou un coussin au fond du panier.

Paniers pour chien âgé

Quand les chiens prennent de l’âge et que leurs articulations les font souffrir, il faut penser à changer de panier pour chien.

Désormais, des paniers orthopédiques existent. Ouverts, ces paniers permettent au chien de se coucher et de se lever très facilement.

De plus, les paniers pour chien âgé sont conçus pour soulager la colonne vertébrale du chien et lui offrir un sommeil réparateur.

N’oubliez-pas, l’hygiène du panier est très importante. Vous devez aspirer, secouer et laver régulièrement le panier de votre chien.

Les jouets pour chien

jouets pour chien croissance équilibrée du chien

Les jouets pour chiens ne sont pas des babioles sans importance. Chez le chien, le jeu est une pratique indispensable à sa bonne santé et à son développement. Les jouets pour chiens permettent tout simplement à votre compagnon d’apprendre la vie.

Développement des capacités sociales et physiques du chien

Les chiens jouent tout au long de leur vie. Le jeu tient une importance primordiale dans le développement des chiots. Grâce aux jouets, il apprend tout un répertoire de postures physiques et de mouvements qui renforcent ses muscles et son squelette.

Le jeu lui permet par ailleurs d’aiguiser ses sens. Lorsqu’il mordille, gratte, renifle, le chiot fait son éducation.

Toutes les informations que le chien emmagasine lorsqu’il est petit, il saura plus tard le remettre en œuvre.

Mais grâce au jeu, le chien expérimente aussi les limites de son comportement. S’il mord ses congénères ou qu’il les agacent, ces derniers, en commençant par la mère, n’hésiteront pas à le remettre à sa place par des grognements et des aboiements inquiétants.

Des jouets à chaque âge du chien

Le chiot, jusqu’à ce qu’il soit sevré et apte à quitter sa mère, a pu profiter de nombreuses parties de jeux avec ses frères et sœurs. Lorsqu’il se retrouve seul, il ne faut pas négliger cette activité. De nombreux jouets pour chiens permettent au chiot de ne pas s’ennuyer si vous n’avez pas d’autres animaux ou que vous avez peu de temps pour jouer avec lui.

Cette balle à mâcher pour chiots et les fameux hérissons qui couinent sont des jouets qui plaisent particulièrement au chiot. Ces jouets contribuent à l'équilibre psychique et émotionnel de votre animal.

Ce jouet rebondissant Kong et ce jouet à mâcher Orka conviennent aux chiens un peu plus âgés. Ils favorisent leur santé dentaire, réduisent le stress et les comportements agressifs et sont une source inépuisable de jeu !

La balle Topzoo, elle, a été créée pour développer les 5 sens de votre chien.

Méfiez-vous cependant de certains jouets pour chiens que votre animal, à force d’acharnement, pourrait abîmer et avaler…

Accessoires pour chien : les incontournables

accessoires incontournables chiens

Les accessoires pour chien n'ont en fait rien d'accessoire ! Vous ne pouvez pas accueillir votre chien les bras ouverts mais les mains vides : il vous faut acquérir le minimum syndical en matière d'accessoires pour chien afin qu'à son arrivée l'animal se sente très vite à l'aise, et déjà un peu chez lui.

En plus, prévoir l'achat d'accessoires pour chien à l'avance vous évitera de vous ruer dans les magasins (et c'est la tuile quand ça arrive un dimanche !) pour acheter l'accessoire qu'il vous faut sur le champ, mais qu'il manque à votre chien. Pour toutes ces bonnes raisons, voici une liste d'accessoires pour chien essentiels dont il faut vous munir avant son arrivée.

Les jouets pour chien

Des balles, des poupées, des bâtons des os en caoutchouc… Voici de nombreux jouets pour chien que l’on trouve dans les magasins spécialisés : les jouets les plus doux sont destinés aux chiots, les jouets les plus durs aux chiens adultes et les plus résistants aux chiens « destructeurs ».

Au bout d’un certain temps, il est naturel de vouloir laver les jouets du chien, mais il est déconseillé de le faire car les chiens aiment sentir leurs propres odeurs.

Le collier et la laisse pour chien

Vers l’âge de 6 ou 7 semaines, un chiot peut commencer à porter un collier ; celui-ci ne doit être ni trop étroit, ni trop large ; pour être sûr que la taille convient, il suffit de réussir à passer un doigt entre le cou et le collier. En savoir plus sur le collier pour chien.

Quant à la laisse pour chien, elle peut être en tissu, en nylon ou en cuir, mais la laisse à mailles métalliques est formellement interdite pour un chiot, car il pourrait s’abîmer les dents en la mordillant pour jouer. En savoir plus sur la laisse pour chien.

Les peignes et les brosses pour chien

Le peigne ou la brosse pour chien sont les éléments indispensables pour prendre soin de sa robe. Frotter la robe des chiens à poil ras et lisse avec un gant en caoutchouc est suffisant, alors qu’il faut brosser régulièrement les chiens à poil long.

Les instruments les plus utiles sont un peigne à dents métalliques épaisses, qui sert à retirer les parasites, et un peigne à dents métalliques espacées, qui sert à défaire les nœuds, ainsi qu’une brosse pour compléter le nettoyage de la robe. En savoir plus sur le toilettage du chien.

La gamelle pour chien

La gamelle du chien doit être personnelle : sa ou ses gamelles seront les siennes et à personne d'autre. Il vous faudra au moins 2 gamelles pour chien : une qui sera remplie de nourriture pour chien, l'autre d'eau. La gamelle de nourriture peut être retirée au chien une fois qu'il a fini son repas, et c'est même conseillé, mais la gamelle d'eau doit être constamment à disposition et toujours remplie d'eau fraîche.

La gamelle pour chien est disponible en plastique, pour plus de praticité, en inox, pour plus de solidité dans le temps, ou en céramique pour plus d'esthétisme. Les gamelles anti dérapantes sont très pratiques pour les chiens qui prennent l'habitude de faire des repas mouvementés ! Sinon, prenez soin d'acheter des gamelles dont la taille est proportionnelle à celle du chien.

La cage de transport pour chien

La cage pour chien vous servira au transport du chien du lieu d'achat à votre maison, mais elle servira aussi pour tous les autres trajets que vous aurez à faire avec votre chien. Cela peut concerner les allées et venues chez le vétérinaire, les départs en vacances... ou n'importe quel voyage que vous avez à faire en voiture.

Prenez soin d'acheter la cage du chien en fonction de sa taille une fois qu'il sera adulte ! En effet, les chiens grandissent vite, et si la cage de transport n'est plus assez grande, il faudra en changer ! En savoir plus sur la cage de transport pour chien.

Le manteau pour chien

Les brusques changements de température ne conviennent pas à un chiot de petite taille habitué à la tiédeur de la maison, et le manteau pour chien peut parfois s’avérer utile en hiver.
On peut l’éviter en emmenant le chien courir et jouer aux heures les plus chaudes de la journée, mais si la promenade s’effectue en laisse et le soir, mieux vaut protéger le jeune chien du froid.

Médaille pour chien : quelle utilité ?

medaille pour chien

Mettre une médaille à son chien, ça peut sembler accessoire à certains, mais comme les autres techniques d’identification, la médaille a une véritable utilité.

Avec l’obligation de la puce électronique qui va progressivement se généraliser, l’intérêt de la médaille pour chien s’est amoindri.

Toutefois si votre animal s’est perdu, la médaille est la première chose qui sera consultée, avant le tatouage ou la puce électronique.

Les informations à mettre sur la médaille pour chien

Si votre chien s’égare ou s’échappe, le bon samaritain qui le trouvera sur son chemin aura pour premier réflexe de regarder s’il porte une médaille.

Afin d’éviter à cette personne de passer par un vétérinaire ou la gendarmerie afin d’identifier votre animal, voici plusieurs informations que vous pouvez faire figurer sur la médaille pour chien :

- Un ou deux numéros de téléphones (portables si possible)
- Votre nom
- Le nom de votre ville de résidence

Evitez d’inscrire le nom du chien sur la médaille

La médaille est à l’origine faite pour inscrire le nom du chien qui la porte. Il est plus facile de faire venir le chien à soi en l’appelant par son nom.

Mais l’effet pervers c’est qu’une personne malintentionnée peut voler un chien beaucoup plus facilement en connaissant son nom !

Il en va de même pour le numéro de sa puce électronique : le faire figurer sur la médaille faciliterait le travail de voleurs qui souhaiteraient falsifier un passeport.

A cela, préférez le numéro de la SCC (Société Centrale Canine), qui répertorie les coordonnées des animaux pucés et tatoutés. Ce numéro est le 01 49 37 54 54.

Niche pour chien : bien la choisir

niche chien

La niche pour chien est un accessoire pour chien incontournable pour les animaux qui vivent à l'extérieur.

Et des niches pour chien, il en existe pour tous les goûts : 100% bois, en plastique résistant aux intempéries, grand format, esthétiques, transportables... et même des niches pour chien d'intérieur.

Niche pour chien : à quel âge ?

Les premiers mois, le chiot rogne tout ce qui lui tombe sous la dent. Contentez-vous donc les premiers temps de lui installer une petite caisse en bois bien raboté que vous garnirez d’un coussin assez dur recouvert d’une enveloppe lavable. Sous le coussin, vous pourrez enfouir un vieux réveil ; son tic-tac régulier tiendra compagnie à votre petit ami.

Une fois la période critique dépassée, remplacez ce logement spartiate par un panier nettement plus élégant en osier ou en tissu synthétique, que vous achèterez dans n’importe quel magasin d’articles d’animaux.

Si vous avez un petit chien, choisissez un panier transportable (ou sac de voyage), très pratique en voyage ou en vacances, lorsque vous allez à l’hôtel. Ainsi, où qu’il aille, votre chien se sentira toujours chez lui.

Si vous avez un gros chien, installez-lui plutôt un matelas rigide que vous pourrez lui fabriquer sur mesure. Dans tous les cas, la couche de votre ami sera facile à entretenir et installée dans un endroit à l’abri des courants d’air et des meubles de valeur.

Niche pour chien à l'extérieur

Si vous ne voulez pas garder votre chien à la maison, construisez-lui une niche qui soit protégée du vent en saison froide et du soleil en été, et éloignée de la rue afin d’éviter qu’il n’aboie au passage des passants. Si son parc n’est pas très grand, le sol sera légèrement en pente et cimenté, s’il est vaste, recouvrez-le surtout de sable. La clôture consistera en un grillage assez haut pour faire échec aux tentatives de fugue.

La niche, en bois solide (jamais en ciment), ne doit jamais être trop spacieuse : il faut que votre chien puisse la réchauffer avec la chaleur de son corps. Le fond et les parois comporteront deux épaisseurs de bois séparées par une épaisseur de matériel isolant. Un toit relevable permet de contrôler l’intérieur de la niche et en facilite le nettoyage.

Dans la niche même l'hiver ?

En hiver, munissez l’entrée de la niche d’une petite porte battante s’ouvrant aussi bien vers l’intérieur que vers l’extérieur. Vous pouvez construire également une niche d’été très sympathique à partir d’un vieux tonneau. Dans tous les cas, la niche doit être isolée du sol et posée sur quatre briques.

Mais quand le froid commence vraiment à se faire sentir, il faudra rentrer le chien à l'intérieur pour qu'il ne souffre pas des intempéries. Si vous ne voulez pas qu'il rentre dans les pièces à vivre, vous pouvez le mettre dans le garage si la température est acceptable.

Nettoyez la niche fréquemment et désinfectez-la d’éventuels parasites et de leurs oeufs. Passez-la au détersif et au jet d’eau sous pression puis rincez-la à l’eau dans laquelle vous aurez dilué des produits antiparasitaires (utilisez deux fois la dose prescrite habituellement pour la désinfection du poil).

Les premiers jours avec votre chiot

premiers jours chiot

L'arrivée du chiot doit être préparée bien avant le retour de chez l'éleveur. Il faut prévoir quel sera l'espace de vie du chiot pour s'y tenir dès la première nuit. Rangez la maison de façon à ce qu'aucun objet dangereux ni produit toxique ne soit à sa portée.

Afin que le chiot prenne conscience de son nouvel entourage (espace et personnes), il faut lui faire visiter les lieux et lui signifier rapidement les limites qui lui sont imposées. Cette notion de limite territoriale est le premier pas vers l'obéissance et vers l'écoute du maître.

Evitez de le montrer à tous les amis et voisins le premier jour. Il doit, au contraire, bien savoir qui sont les membres de SA famille. Cela lui permettra de savoir qui il faut écouter. De plus le chiot est parfois stressé d'avoir quitté sa "famille natale" et il est difficile et fatigant pour lui de voir un défilé à la maison dès son arrivée.

Conseils pratiques

Voici quelques conseils pratiques à suivre les jours suivants l'arrivée du chiot :

- Permettre au chiot, au moins les premières nuits, de dormir dans la chambre des maîtres car il pourrait pleurer ou aboyer à cause de l’éloignement soudain de tous les membres de son groupe familial. Le chiot dormira toute la nuit et réussira plus facilement à retenir urine et selles jusqu’au lendemain matin (en revanche, s’il est isolé du groupe, il se réveillera fréquemment, s’agitera et fera ses besoins à chaque fois).

- Pour encourager l’évacuation de l’urine et des selles à l’extérieur, promener le chiot plusieurs fois par jour (après chaque repas, chaque sieste ou nuit, un jeu...) et récompenser chaque élimination correctement effectuée. Il est préférable de ne pas utiliser de journaux (sinon un double apprentissage aurait lieu et le chiot pourrait continuer à faire ses besoins à l’intérieur de la maison une fois adulte, même si les journaux ne sont pas présents).

- Sortir le chiot en ville ou à la campagne, même si le programme vaccinal n’est pas encore achevé. Il est conseillé d’éviter les zones fréquentées par un grand nombre de chiens pour réduire le risque de transmission de maladies.

- Visiter au moins deux fois par semaine un lieu très bruyant et fréquenté par de nombreuses personnes comme un marché, la gare, le centre-ville un samedi après-midi.

- Encourager le chiot à s’approcher d’autres chiens (de grande ou petite taille, mâle ou femelle) et à interagir avec eux. Ainsi, ils perfectionneront leur communication et leurs rituels sociaux.

- Favoriser le contact entre le chiot et les êtres humains (enfants, hommes, femmes, personnes âgées).

Préparer l'arrivée du chiot à la maison

arrivee du chiot

La joie et l’émotion sont considérables alors que vous préparez l'arrivée de votre chiot à la maison. Mais il ne faut pas oublier que le chiot risque d’être dépaysé par le nouvel environnement, apeuré par l’absence de sa maman et de ses frères, désorienté par le changement d’habitudes. Essayons de voir ce qu'il est possible de faire pour l’accueillir au mieux. Il va falloir du calme, de la patience et de la tendresse pour l’aider à se détendre.

Dès qu’il arrive, il faut le laisser explorer chaque recoin de la maison pour qu’il apprenne à reconnaître son nouvel univers. En revanche, et bien que ce ne soit pas toujours facile, il faut éviter de le passer de main en main, en le contraignant à accepter câlins et caresses. Il faut au contraire lui parler doucement pour le rassurer.

Le « réconfort »

Un chiot se fatigue facilement ; une fois passés les premiers instants d’excitation, il se peut qu’il se mette à pleurer et recherche la compagnie de sa mère et de ses frères.
Il faut alors lui proposer un endroit tranquille pour qu’il puisse se reposer. Un panier garni d’une couverture ou d’un vieux pull appartenant au maître et une peluche conviennent parfaitement ; placé dans un coin de la maison où il n’y a pas trop de passages, le chiot peut alors observer les faits et gestes des membres de la famille tout en se sentant protégé.

La niche

Dès le début, il est conseillé d’habituer le chien à aller dans sa niche, que ce soit un panier, un matelas ou un petit lit ; il n’est cependant pas exclu qu’il préfère s’installer sur le canapé ou le lit de son maître.
Indépendamment du choix effectué, il est important que la literie soit lavable, parce que c’est là que les parasites déposent leurs œufs, comme les puces.

L’assurance responsabilité civile pour votre animal domestique

chien coupable

Qu’est ce que l’assurance responsabilité civile ?

C’est une assurance qui sert à couvrir les dommages que vous pourriez causer à un tiers et dont vous êtes responsable.

Appliqué à la vie quotidienne, cela donnerait cet exemple : vous conduisez votre voiture et avez un accident dont vous êtes responsable.

L’assurance responsabilité civile (assurance minimale obligatoire) vous permettra d’être couvert pour les dommages occasionnés sur la voiture que vous avez emboutie. Cela permet au responsable de ne pas payer les dégâts de sa poche et de garantir à la victime de l’accident la réparation de son préjudice.

Le même principe s’applique à vos animaux de compagnie. En souscrivant une assurance responsabilité civile qui couvre vos animaux domestiques, vous êtes vous-même couverts contre les dégâts qu’il pourrait provoquer.

Comment assurer votre animal ?

Rien de plus simple : il vous suffit de signaler votre animal dans votre propre contrat d'assurance responsabilité civile. Attention cependant à bien vous renseigner sur les risques couverts, l'étendue de la garantie, le coût de la franchise en cas de dommages… En résumé, à tout ces détails inscrits en petits caractères qu’on a l’habitude de ne pas lire. Prendre note de ces quelques conseils sera pour vous  «l’assurance de la tranquillité».

Les précautions à prendre

Il faudra être vigilant sur certains points.

Si vous confiez votre animal à une pension pour animaux, votre assurance responsabilité civile ne couvrira pas les dommages causés par votre animal puisque ce n’est pas vous qui en avez la responsabilité au moment des faits. Il faudra donc vérifier que la pension est elle-même bien assurée pour les animaux dont elle à la responsabilité.

Si vous-même avez la garde d’un animal qui n’est pas le vôtre, vous devez l’inscrire sur votre assurance le temps de son séjour chez vous. En effet, vous êtes légalement responsable des dommages qu’il pourrait causer à un tiers.

Enfin,  il faut savoir qu’une clause semblable est souvent incluse dans votre assurance multirisque habitation. Un petit coup d’œil à celle-ci vous évitera de payer deux fois pour le même service.

Bon à savoir

Les propriétaires de chiens de catégories 1 et 2 ont l'obligation légale de souscrire à une assurance Responsabilité Civile pour leurs animaux, d'après la loi n°99-5 du 09/01/1999 et la loi n°200-582 du 20/06/2008.

Pour rappel, la catégorie 1 concerne les chiens dits « d’attaque ». Les chiens appartenant à cette catégorie sont les suivants :

- Staffordshire terrier ou American Staffordshire terrier (assimilés aux "pit-bulls"),

- Mastiff

- Tosa.

La catégorie 2, qualifiant les chiens de garde et de défense, inclue les chiens ci-dessous :

- Staffordshire terrier ou American Staffordshire terrier,

- Rottweiler,

- Tosa,

ainsi que ceux non-inscrits à un livre généalogique reconnu par le ministère en charge de l'agriculture, et dont les caractéristiques morphologiques sont assimilables aux chiens de race Rottweiler.

Vous pouvez retrouver tous les détails sur ces catégories de chiens dans cet article sur les chiens classés dangereux.

Découvrez notre dossier spécial sur l'assurance chien chat

Une assurance pour mon chien ?

assurance chien

Il existe deux types d’assurances pour votre chien : l’assurance responsabilité civile et l’assurance médicale. Vous voulez vous protéger des dégâts que peut causer votre chien aux tiers : c’est l’assurance responsabilité civile. L’assurance type mutuelle assurera les remboursements des frais médicaux. Si votre animal cause un dégât, vous êtes tenu par la loi comme responsable.

L’assurance responsabilité civile

L’assurance la moins chère est l’assurance multirisque ou de responsabilité civile de la famille. Pour les chiens d’utilité (garde, chasse…), une prime peut être demandée par l’assurance. Lisez les contrats pour savoir si toutes les situations sont prévues et couvertes.

L’assurance médicale

Pour choisir une assurance, il faut savoir lire un contrat. Sachez ce qui est remboursé : les vaccinations, les actes chirurgicaux, les actes médicaux, et ce, à quelle hauteur de frais. Les adresses sont à demander à votre vétérinaire.

Avant de signer un contrat, lisez-le et examinez les points suivants :
- le délai de prise en charge à partir de la date d’inscription
- les modulations de remboursements en fonction de l’âge de l’animal
- les types de remboursement : frais médicaux, chirurgicaux ou les deux
- le taux de prise en charge des vaccinations

Découvrez notre dossier spécial pour tout savoir sur la mutuelle animaux

Droits et devoirs du maître de chien

droit chien

Divagation

Le maître ne doit pas laisser son chien se promener sans surveillance :

- « il est interdit de laisser divaguer les chiens et les chats » (article 213-2 du Code rural)
- « il est interdit de laisser vaquer les animaux domestiques dans les rues » (article 99-6 du règlement sanitaire départemental type)

    Face à la divagation, un maire peut (article 213 et suivants du Code rural) :

    - mener une action préventive en ordonnant le port de la laisse et de la muselière
    - user de ses pouvoirs de police et prendre toutes les dispositions propres à empêcher la divagation des chiens et des chats.
    - faire conduire les animaux errants en fourrière dans le cadre de son rôle sanitaire (chaque commune doit disposer soit d’une fourrière communale, soit d’une fourrière intercommunale)
    - organiser des campagnes de stérilisation et identification des chats sans propriétaires pour lutter contre la prolifération.

    Location d’habitation avec son animal : Peut-on ou non refuser mon animal ?

    Selon la loi du 9 juillet 1970, article 10, « est réputée non écrite toute stipulation tendant à interdire la détention d’un animal dans un local d’habitation dans la mesure où elle concerne un animal familier. Cette détention est toutefois subordonnée au fait que ledit animal ne cause aucun dégât à l’immeuble ni aucun trouble de jouissance aux occupants de celui-ci. » Ce qui signifie que si votre animal n’est l’auteur d’aucune dégradation dans l’immeuble ni ne gêne vos voisins (aboiements incessants, agressivité…), on ne peut vous obliger à vous séparer de votre compagnon.

    La seule interdiction qui peut être faite concerne les chiens d’attaque selon la loi du 6 janvier 1999. Mais, attention, cette nouvelle loi ne peut concerner que des nouveaux locataires. Un propriétaire de ce type de chien déjà installé ne tombe pas sous le coup de cette loi, même lors d’un renouvellement de bail.

    Les chiens de garde et de défense

    Elle regroupe les chiens de type Tosa, Staffordshire Terrier, American Staffordshire Terrier, les Rottweilers et assimilés. Les propriétaires de ces chiens doivent respecter les contraintes suivantes :

    - l’acquisition, la cession, l’importation, l’élevage sont interdits (aucune sanction prévue)
    - la détention de ces chiens par des mineurs, des majeurs en tutelle, des personnes condamnées (casier n° 2) et des personnes auxquelles la garde d’un chien a été retirée, est interdite (sanction encourue : trois mois de prison et 3 811 euros d’amende)
    - tout animal âgé de plus de 4 mois doit obligatoirement être identifié par tatouage (sanction encourue : 457 euros d’amende)
    - la vaccination antirabique est obligatoire (sanction encourue : 457 euros d’amende) ;
    - le maître doit obligatoirement avoir une assurance responsabilité civile (sanction encourue : 457 euros d’amende)
    - sur la voie publique, il a obligation de tenir son chien en laisse et de lui faire porter une muselière (sanction encourue : 152 euros d’amende)
    - l’accès aux lieux et locaux publics est autorisé au chien mais avec obligation de port de la muselière et de la laisse (sanction encourue : 152 euros d’amende)
    - l’accès aux transports en commun est autorisé mais avec obligation de port de la laisse et de la muselière (sanction encourue : 152 euros d’amende)
    - dans les parties communes d’immeubles collectifs, la muselière et la laisse sont obligatoires (sanction encourue : 152 euros d’amende)
    - la stérilisation est facultative (aucune sanction)
    - le maître a obligation de déclarer son chien auprès de la mairie ou de la préfecture de police du lieu de résidence de l’animal (démarche à refaire à chaque déménagement) (sanction encourue : 762 euros d’amende)
    - en cas de contrôle, le maître doit obligatoirement présenter le récépissé de déclaration de détention (sanction encourue : 457 euros d’amende)

    Autres dispositions de la loi

    Une saisie de l’animal peut être ordonnée par le maire dans le cas où il représenterait un danger ou si les mesures décrites ci-dessus n’étaient pas respectées.

    Dans le second cas, la loi prévoit que « si, à l’issue d’un délai franc de garde de huit jours ouvrés, le propriétaire ou le gardien ne présente pas toutes les garanties quant à l’application des mesures prescrites, le maire autorise le gestionnaire du lieu de dépôt, après avis d’un vétérinaire mandaté par la direction des services vétérinaires, soit à faire procéder à l’euthanasie de l’animal, soit à en disposer dans les conditions prévues au II de l’article 213-4 ».

    Ce dernier article précise que le propriétaire du lieu de dépôt peut céder l’animal à titre gratuit à des fondations ou associations de protection animale disposant d’un refuge, qui seules sont habilitées à proposer les animaux à l’adoption à un nouveau propriétaire. En ce qui concerne le dressage, l’article 211-6 du Code rural stipule que « le dressage des chiens au mordant n’est autorisé que dans le cadre des activités de sélection canine encadrées par une association agréée par le ministre de l’Agriculture et des activités de surveillance, de gardiennage et transport de fonds » et que « seuls les dresseurs détenant un certificat de capacité peuvent exercer l’activité de dressage des chiens au mordant et acquérir des objets et des matériels destinés à ce dressage ».

    Aussi « le fait de dresser ou de faire dresser des chiens au mordant, ou de les utiliser, en dehors des activités mentionnées […] est puni de six mois d’emprisonnement et de [7 622 euros] d’amende et de la peine complémentaire de la confiscation du ou des chiens concernés ».

    Cependant, aucun maire ne peut interdire la présence de ces types de chiens dans sa commune, ni étendre ces dispositions à d’autres races que celles citées par la loi.

    Achat d'un chiot : que faire en cas de problème

    achat dun chiot que faire en cas de probleme

    Après l’achat de votre chiot, si vous vous apercevez que l’animal que vous venez d’acquérir est malade, vous pouvez, d’emblée, essayer de vous arranger à l’amiable avec votre éleveur/vendeur. Si celui-ci n’est pas prêt à faire le moindre effort, ne vous inquiétez pas : vous avez des recours. Trois actions en garantie sont reconnues par le Code civil :

    Le vice de consentement (art. 1109)

    C’est une action en nullité de vente. L’article 1109 pose qu’« il n’y a point de consentement valable si le consentement n’a été donné que par erreur, ou s’il a été extorqué par violence ou surpris par dol ». En d’autres termes, cela signifie que la vente peut être annulée si vous apportez la preuve que :

    - le vendeur vous a dupé sur les qualités substantielles de l’animal pour lesquelles vous l’avez acheté (exemple : achat d’un chien sous réserve de ses qualités de chasse)

    - il vous a forcé par différents moyens (moraux ou physiques) à accepter l’achat de cet animal

    - il a fait usage de dol (faux certificats, publicités mensongères, annonces de mérites que l’animal n’a pas ; utilisation de tranquillisants sur un animal agressif pour le calmer ou de corticoïdes sur un animal boiteux…) sans lequel la vente n’aurait pas eu lieu. C’est au plaignant d’apporter la preuve de ce qu’il avance. L’action est entreprise auprès du tribunal d’instance (pour un animal valant moins de 1 524 euros) et sinon auprès du tribunal de grande instance. Les délais sont de cinq ans à dater du jour de la découverte de l’erreur, de trois ans en cas de vente conclue sous la violence ou sous l’effet du dol.

    Le vice caché

    Votre nouvel animal est atteint d’une maladie ne faisant pas partie des vices rédhibitoires, antérieure à la vente et rendant l’animal impropre à l’usage auquel il était destiné.
    L’article 1641 dit : « le vendeur est tenu de la garantie à raison des défauts cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel on la destine, ou qui diminuent tellement cet usage que l’acheteur ne l’aurait pas acquise, ou n’en aurait donné qu’un moindre prix, s’il les avait connus ».

    L’action doit être entreprise dans les plus brefs délais après la vente, l’acheteur devant apporter la preuve que l’affection est antérieure ou concomitante à la vente et qu’il ne pouvait la déceler (exemple : problème d’ovaire pour une future reproductrice). Si le tribunal vous donne raison, vous pourrez soit résilier la vente, le prix ainsi que les frais engagés vous étant restitués, soit vous faire rembourser une partie du prix et conserver l’animal.

    Les vices rédhibitoires

    Selon l’article 285-1, sont réputés vices rédhibitoires, pour l’application des articles 284 et 285, aux transactions portant sur des chiens :

    - la maladie de Carré
    - l’hépatite contagieuse (maladie de Rubarth)
    - la parvovirose
    - l’ectopie testiculaire (à plus de 6 mois) : cela définit la non-descente des testicules dans les bourses. Ils sont soit dans l’abdomen, soit sous la peau
    - l’atrophie rétinienne : c’est une maladie oculaire qui, détruisant la rétine, peut conduire à la cécité en quelques années
    - la dysplasie coxo-fémorale : c’est une anomalie de conformation de l’articulation de la hanche.

    Il faut donc établir un bon contrat de vente, en n’hésitant pas à le faire lire par d’autres personnes et, surtout, emmener votre nouvel animal chez votre vétérinaire le plus rapidement possible après l’acquisition afin que ce dernier fasse un examen complet de votre compagnon.

    Comment procéder ?

    Une fois le diagnostic de suspicion établi par votre vétérinaire, vous devez, dans les trente jours à compter de la livraison, déposer une requête auprès du greffe du tribunal d’instance du lieu où se trouve l’animal. Ce tribunal va nommer des experts vétérinaires chargés d’examiner l’animal et de rédiger un rapport. Chaque protagoniste reçoit un exemplaire et un accord à l’amiable est envisageable. Si cet accord n’est pas possible, le plaignant introduit une « assignation » qui conduit au procès.