Deux paramètres influent sur la qualité et la quantité de l’aliment dont le chien a besoin : sa race et son activité.
Chez tous les animaux vivants, les dépenses énergétiques représentent la somme de trois composants : le métabolisme de base, soit l’énergie libérée par un sujet inactif à jeun ; la thermogenèse, soit l’énergie produite par ce sujet pour maintenir sa température ; et son activité physique, qui réclame plus ou moins d’énergie. Chacun de ces composants dépend d’un ou de plusieurs facteurs.
Le métabolisme de base dépend du poids de l’animal considéré, ou plus précisément de la proportion de la masse maigre de cet animal. Les dépenses énergétiques liées à la thermogenèse sont fonction de la température ambiante dans laquelle l’animal vit. L’énergie nécessaire à l’activité dépendra de la durée et de l’intensité de l’exercice auquel est soumis l’animal.
Régime en fonction de la race du chien
La race n’influence pas directement les besoins nutritionnels du chien ; il s’agit plutôt de sa surface corporelle. Les petites races ont une surface corporelle par kilo de poids vif supérieure à celle des grandes races ; donc leurs besoins énergétiques rapportés au kilo sont supérieurs à ceux des grands chiens.
Deux chiens de races différentes mais de même poids peuvent avoir des besoins énergétiques différents si le rapport du tissu maigre sur le tissu gras est différent. Le métabolisme de base du tissu musculaire est bien supérieur à celui du tissu adipeux. Pour illustration, cela signifie qu’un Dogue allemand, par exemple, a un métabolisme de base plus élevé que celui d’un Terre-Neuve.
Régime en fonction de l’activité du chien
Le régime doit être adapté à l’activité du chien de chasse pendant, mais aussi avant la chasse. Le chien parcourt presque dix fois plus de terrain que son maître. Le travail musculaire et les modifications physiologiques de l’effort augmentent les besoins de l’animal. Le chien de chasse est assimilé à un coureur de fond.
Le cas des chiens participant à des field-trials est différent. Ce sont avant tout des coureurs de vitesse. L’effort est intense durant une très courte durée. Les lipides sont le carburant énergétique majeur nécessaire au travail musculaire.
Les besoins du chien de chasse sont multipliés par deux ou trois durant les périodes de chasse. Il faudra donc donner des rations hautement énergétiques pour couvrir les besoins, sans augmenter de façon considérable la quantité de nourriture. On utilisera de préférence des lipides qui accroissent, en plus de l’énergie, la digestibilité de la ration.
Le taux de protéines de l’alimentation du chien de chasse doit être de 35 % de la matière sèche. Il faut 2,5 % de calcium, 0,15 % de magnésium et 1 % de phosphore. On veillera à doubler les apports de vitamines A, D, K et à tripler ceux des vitamines B1, B2, B6, B12 et choline. Des aliments complets pour chiens sportifs peuvent être utilisés, mais il faut vérifier qu’ils comportent bien 30 % de protéines, 20 % de lipides, 9 % de minéraux et un taux de cellulose faible.
L’alimentation doit être équilibrée, mais surtout elle doit être parfaitement assimilée par l’organisme pour être efficace. Les premiums pour chiens sportifs sont très bien adaptés à la situation.
Le régime du chien très sportif est à moduler selon l’activité et l’intensité de l’effort fourni, notamment chez les animaux accomplissant des performances importantes (chiens de traîneau…).
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